Expulsion des habitants

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Autrepierre en 1910

L'armée allemande évacue de force les habitants d'Autrepierre le 15 avril 1915 (souvenirs d'Henri Contal, né en 1902, recueillis par son cousin Albert, né en 1910).

(Auszug des Einwohner)

Jul. Manias & cie, Strassburg i. E Militäramtlich genehmigt.

Dictionnaires de Lepage

1843

AUTREPIERRE (ALTERA PETRA), village de l’ancien duché de Lorraine, dans un vallon, à droite de la route départementale n° 13 de Bourdonnay à Rambervillers, à 60 kilom. S.-E-E. de Nançy, 30 N.-E.-E. de Lunéville, chef-lieu de l’arrond., 4 N.-N.-O. de Blâmont, chef-lieu du canton.

Pop. : 340 hab., 34 élect. cens., 40 cons. mun., 79 feux. Nombre d’enfants: 55 en hiver, 15 en été. Surf. territ. : 775 hect, 457 en terres lab., 104 en prés, 40 en bois, 1 en vignes. Lettres par Blâmont.

Anc. pop. : 1710, 19 hab., 15 gar. 1802, 258 hab., 60 feux; 1822, 257 hab., 65feux.

Anc. div.: 1594, prév. de Blâmont, bail. de Lunéville; 1751, bail. de Blâmont, maît. de Lunéville, gén. de Nancy, cout. de Blâmont;

1790, canton de Leintrey, dist. de Blâmont.

Spir. : Dio. de Metz.

Le village d’Autrepierre, qui faisait partie du domaine des comtes de Blâmont, est assez ancien , puisqu’il en est fait mention dans un titre de 1564, du reste sans importance. Les Archives ni l’histoire de Lorraine ne nous apprennent aucune particularité intéressante sur ce lieu; nous savons seulement qu’en 1605, les habitants admodièrent, pour 25 années, l’étang d’Autrepierre, à charge de construire un pont sur le canal pour la commodité des passants.

1853

AUTREPIERRE. Par lettres datées de l’an 1364, Parisse d’Herbéviller, veuve Thiriat, vend à Jean de la Chambre, écuyer, moyennant 16 petits florins vieux de bon or, le tiers du pré dit Bourguipré, sis au finage d’Autrepierre.

En 1369, Mougins dit Loisaboix, le febvre (serrurier), bourgeois de Blârnont, vend à Jean, dit de la Chambre, une pièce de terre près Autrepierre, au Neuf-Moulin. (T. C. Blâmont.)

On lit dans les comptes du domaine de Blâmont « Est de condition que les habitants d’Aultrepierre viennent plaider pardevant le prévôt de Blâmont et doivent rentes en grains, savoir de chacune charrue[1] 4 resaux[2] par moitié blé et avoine ; la seule deux fois l’année au blé et à l’avoine au gagnage[3] de S. A., dont ceux qui restent se payent par la corvée de blé mi gros et celle d’avoine 42 deniers. Les laboureurs doivent par an trois journées de charrue au blé et l’avoine pour aider à labourer les terres dudit gagnage aux sommarts[4], tresmois[5] et erres[6] ; doivent faucheurs et feneurs[7] pour les breuils[8] de S. A. sis au comté de Blâmont; la taille Saint-Remy au bon plaisir de S. A., graisse (1 franc) et couvre-chef (10 gros) ; doivent de leurs enfants pour guetter au château. Les nouveaux entrants doivent 10 francs à S. A. et à la communauté dudit lieu par moitié.

La déclaration fournie, en 1700, par la communauté d’Autrepierre, nous apprend que les habitants de ce village avaient droit de pâturage dans les bois de Grandville, moyennant une redevance annuelle au domaine de Blâmont consistant en grains et argent, qui montait ou descendait suivant les années.

Plusieurs individus d’Autrepierre furent exécutés comme sorciers ; voici leurs noms Alizon, femme de Henri Masson, et la Parisotte (1592) Dedie du Molin (1594) ; Jeanne, femme Demenge Lemercier (1613).

Autrepierre a été érigé en succursale en 1802, avec Gondrexon pour annexe.

Patron, saint Remy.

[1] Unité de surface :

[2] Le resal de Blâmont valait 1,252 hl (blé) et celui d'avoine 1,710

[3] Littré :Pâtis, pâturage où vont paître les troupeaux. Les troupeaux que la faim a chassés des bocages à pas lents et craintifs entrent dans les gagnages, RACAN, Berg. Alcidor, I, 1.

Champs ensemencés. Les pigeons s'en vont aux gagnages, DU CANGE, gaignagium.

 Terme de chasse. On dit que les bêtes vont au gagnage, quand elles vont chercher leur nourriture à certaines heures, dans les terres semées de grains ou chargées d'herbe. 

[4] Littré :

[5] 1° Blé de mars, blé de trois mois.

    2° Mélange de froment, de seigle, d'avoine, de pois, de vesce, etc. qui se sème pour être coupé en vert au printemps, et donné aux bestiaux

[6]

[7] faneurs

[8] Terme d'eaux et forêts. Bois taillis ou buissons fermés de haies, servant de retraite aux animaux.

Cette page a été mise à jour le samedi 15 septembre 2007

 

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